Pourquoi un seul diplôme ne suffit pas à un professionnel et comment fonctionne la méthode Maison Duval
Cet article s’adresse à ceux qui sentent qu’une seule discipline ne leur suffit plus et qui souhaitent comprendre pourquoi, dans un travail sérieux, il est parfois indispensable de réunir des domaines de connaissance complètement différents. Je veux expliquer très clairement la méthode centrale que nous appliquons chez Maison Duval, même lorsque je ne suis pas la seule à échanger personnellement avec le client. Elle repose sur plusieurs disciplines fondamentales. Il s’agit de la psychologie, du droit, de la philosophie, de la physiologie, de la neurophysiologie et de la littérature. La psychologie aide à comprendre le fonctionnement psychique et le comportement d’une personne. Le droit apporte une structure, des faits et une compréhension des conséquences. La philosophie permet de discerner le sens profond de ce qui se joue. La physiologie et la neurophysiologie sont indispensables parce que le psychisme n’existe pas indépendamment du corps, du système nerveux, du sommeil, du stress, de la fatigue et de tous les processus qui influencent la perception, les réactions et la capacité à prendre des décisions. La littérature nous donne les mots qui permettent de réunir tout cela dans un récit cohérent. Je suis, au fond, quelqu’un de profondément tourné vers l’essentiel et, pour moi, en tant que philosophe, ce sont précisément les questions existentielles qui se trouvent au cœur de toute analyse, qu’il s’agisse d’une histoire personnelle ou d’une situation sérieuse dans le monde de l’entreprise. Pourquoi le monde de l’entreprise intervient-il ici ? Parce que toute entreprise est créée par des êtres humains. Chaque personne possède sa propre psychologie, tout comme une entreprise, un marché ou un système financier ont leur propre dynamique psychologique, sans parler des personnes qui prennent des décisions dans ces différents univers. Dans le monde des grandes entreprises, comme parmi les musiciens et les personnes exerçant des professions créatives, nous rencontrons des troubles psychiques graves bien plus souvent qu’on ne le dit habituellement. Il peut s’agir d’un trouble bipolaire, d’une dépression sévère, d’épisodes psychotiques, de troubles de la personnalité, d’addictions ou d’autres états. Les personnes qui assument d’immenses responsabilités, qui possèdent une sensibilité accrue et une attention particulièrement aiguisée, se plongent parfois si profondément dans les récits intérieurs qu’elles construisent qu’il leur devient difficile de distinguer les circonstances réelles de leurs propres peurs, interprétations et scénarios illusoires. C’est précisément pour cette raison qu’il est impossible d’analyser sérieusement une entreprise sans comprendre les personnes qui la créent et la dirigent. En complément des disciplines fondamentales, j’utilise des outils tels que le Human Design, l’astrologie et différentes formes de numérologie. Ce ne sont pas des sciences au sens académique du terme, mais ce sont des disciplines dont certaines ont été mises à l’épreuve par des siècles d’observation. Je n’en fais jamais l’unique fondement d’une analyse, mais je ne vois pas non plus pourquoi il faudrait renoncer à des outils qui permettent de repérer un schéma récurrent, de poser une question précise et de comprendre dans quelle direction il convient de regarder. Le Human Design, par exemple, représente pour moi un outil très important de connaissance de la personnalité. Il est particulièrement intéressant d’étudier les types rares, car il permet alors de discerner des schémas remarquables dans les comportements, la perception du monde et la manière de prendre des décisions. La numérologie est particulièrement intéressante dans les situations les plus lourdes. Je parle précisément des cas dans lesquels une personne vient me consulter alors qu’un diagnostic a déjà été posé, par exemple une schizophrénie ou un autre trouble appartenant au spectre de la schizophrénie et des troubles psychotiques, un trouble schizoaffectif, un trouble bipolaire, une dépression sévère ou récurrente, des épisodes psychotiques, des troubles délirants, des troubles de la personnalité, des addictions, des idées suicidaires ou des tentatives de suicide. La numérologie ne pose pas de diagnostic médical et ne remplace pas un médecin. Mais lorsqu’un diagnostic existe déjà, elle m’aide très souvent, dans ma pratique, à discerner dans quelle sphère de la vie se concentre le principal conflit intérieur. En règle générale, l’indicateur correspondant apparaît effectivement dans l’analyse. Nous pouvons alors chercher à comprendre s’il est lié à la personnalité même de l’individu, à son histoire familiale ou transgénérationnelle, à l’amour, aux relations, à la réalisation de soi, à l’argent ou à sa relation avec le monde extérieur. Il ne s’agit pas d’une conclusion toute faite, mais d’une direction à explorer dans le cadre d’un travail analytique et psychologique approfondi. Nous commençons à parler avec la personne, à confronter cette hypothèse à sa biographie, à son comportement et aux événements réels de sa vie. Si l’hypothèse se confirme, nous comprenons progressivement quelle part de sa propre vie cette personne n’accepte pas, quelle histoire elle cherche à fuir et quel monde intérieur lui est devenu insoutenable. Dans les situations cliniques graves, la prise en charge se concentre souvent avant tout sur la stabilisation médicamenteuse. Celle-ci peut être absolument indispensable, mais l’histoire personnelle de l’individu reste parfois presque entièrement inexplorée. J’ai commencé à utiliser ces outils complémentaires précisément pour tenter de comprendre de quelle sphère provient le conflit intérieur, puis travailler sur l’histoire que la personne se raconte au sujet de sa propre vie. Il ne s’agit pas d’expliquer les hallucinations ou la psychose par une seule histoire de vie. Il s’agit de chercher à discerner quelle réalité la personne ne parvient pas à accepter, où se trouve sa douleur la plus profonde et pourquoi, au lieu d’intégrer sa propre histoire, son psychisme produit d’autres images, d’autres interprétations et d’autres mondes. Nous pouvons ensuite créer progressivement une nouvelle histoire qui ne nourrit pas l’illusion, mais aide la personne à revenir à elle-même et au réel. Il en va de même pour le risque suicidaire. Un tel indicateur ne constitue jamais une prophétie ni une conclusion définitive. Il indique l’endroit qu’il convient d’examiner avec une attention toute particulière. S’il se situe dans la sphère des relations, de l’amour, du rejet ou de la dépendance à une autre personne, cela peut signifier que les relations constituent précisément une zone d’extrême vulnérabilité. Cette question doit alors être prise très au sérieux. Si l’indicateur se situe dans la personnalité même de l’individu, dans la perception de ce qu’il est profondément et de son droit d’exister, nous cherchons à comprendre quelle part de lui-même et de sa vie il ne parvient pas à accepter. Grâce à un travail analytique et psychologique compétent, une personne retrouve parfois assez rapidement la capacité à faire face, parce que sa douleur intérieure reçoit enfin des mots, un sens et une structure. Mais lorsqu’il existe une menace réelle pour sa vie, une évaluation urgente du risque et une prise en charge clinique sont bien entendu nécessaires. Un bon analyste est souvent capable de discerner la trame essentielle de ce qui se passe au cours des cinq à sept premières conversations, et parfois littéralement dès la première ou la deuxième. D’ailleurs, je n’aime pas beaucoup le mot « séance ». Pour moi, il s’agit d’une conversation. Les personnes ont parfois besoin de parler, puis de se quitter, de prendre le temps de s’observer et de s’apprivoiser, de réfléchir à ce qui a été dit, puis de se revoir. Je rejette également catégoriquement le principe selon lequel une conversation doit simplement être interrompue au bout d’une heure précise. Je considère qu’un travail profond ne se déroule pas ainsi. Chacun de ces outils doit être parfaitement maîtrisé. Je continue moi-même à apprendre et à pratiquer en permanence. Pour moi, les cas complexes sont de véritables mots croisés. Même lorsque j’entends simplement parler d’une histoire singulière, j’ai envie d’en faire les calculs, de croiser plusieurs systèmes, d’en observer la structure psychologique et de vérifier à quels endroits les mêmes schémas se répètent. C’est précisément en cela que consiste, pour moi, une véritable approche analytique. Nous n’acceptons rien aveuglément, mais nous n’écartons pas non plus un outil simplement parce qu’il ne fait pas partie du cadre académique habituel. Nous observons, nous doutons, nous posons des questions, nous établissons des rapprochements et nous vérifions. Un autre outil important de ma pratique est lié à l’hypnose et à l’autohypnose. Je me suis globalement éloignée de l’hypnose individuelle classique. Lorsque j’utilise l’hypnose, c’est principalement dans le cadre d’un travail de groupe. Dans le travail individuel, l’autohypnose est pour moi beaucoup plus importante, bien entendu lorsque l’état de la personne permet de la pratiquer en toute sécurité. Une fois qu’une personne a appris à se placer dans un état de relaxation profonde, à se poser des questions et à entendre ce qui se passe réellement en elle, elle possède un outil extraordinaire qui l’accompagnera toute sa vie. Cela s’apprend. Je recommande particulièrement l’autohypnose aux personnes qui créent leur propre entreprise, dirigent de grandes sociétés et prennent chaque jour des décisions aux conséquences majeures. Il est essentiel de comprendre dans quel état intérieur vous prenez une décision, de quelle peur ou de quel désir elle naît et si elle vous appartient réellement. En définitive, toute ma méthode se ramène à l’art de raconter une histoire. Nous percevons tous la vie à travers des histoires. Chacun de nous possède une histoire sur l’amour, l’argent, la famille, la profession, la réussite, l’échec et sur lui-même. Même autour d’une maladie grave se construit inévitablement une histoire à travers laquelle la personne comprend ce qui lui arrive. Pour changer quelque chose, il faut créer une nouvelle histoire. Pas une affirmation, ni une tentative de se forcer à croire en quelque chose auquel on ne croit absolument pas. Il faut une histoire belle, vivante et vraie, qui vous saisisse, vous aide à traverser un chemin difficile, parfois à guérir littéralement votre vie, vos relations ou votre entreprise, et à atteindre une qualité de vie entièrement nouvelle. Bien entendu, la numérologie seule, l’astrologie seule ou le Human Design seul ne suffisent pratiquement jamais pour déterminer avec précision la profession et la forme de réalisation d’une personne donnée. Ces disciplines peuvent révéler une direction particulière, une singularité, une prédisposition ou une manière d’interagir avec le monde, mais une réponse sérieuse et précise ne peut apparaître qu’au terme d’un travail interdisciplinaire approfondi. Il faut comprendre le fonctionnement psychique de la personne, son histoire de vie, sa physiologie, l’état de son système nerveux, sa formation, son expérience, ses valeurs, les circonstances réelles dans lesquelles elle vit et sa manière de prendre des décisions. Certaines personnes gagnent leur vie grâce à leurs mains, d’autres grâce à leur intelligence et à leur capacité à créer des systèmes, et d’autres encore littéralement grâce à leurs mots, à leur voix et à l’énergie qu’elles mettent en mouvement chez les autres. Une fois que nous avons établi cette cartographie de compréhension, l’autohypnose peut aider la personne à s’entendre elle-même sans le bruit extérieur et à sentir ce qui, parmi tout ce qu’elle a découvert, lui appartient véritablement. Voilà précisément pourquoi notre Opus unique constitue un outil aussi puissant. Toutes ces disciplines et toutes ces connaissances s’y rejoignent, permettant à chacun de recevoir une analyse de lui-même d’une profondeur exceptionnelle. Aujourd’hui, je ne comprends sincèrement plus comment il est possible de vivre sans rien savoir de tout cela sur soi-même. Lorsque je regarde ma vie avant le moment où j’ai commencé à réunir tous ces outils, je comprends que certaines périodes ont été un véritable cauchemar. Vous avancez comme dans une pièce plongée dans l’obscurité totale ou dans un labyrinthe. Vous avez peur de faire le pas suivant et vous ne savez pas ce qui se trouve juste à côté de vous. Pourtant, tout près, il existe des outils capables de vous aider à vous connaître, à discerner votre propre nature et à allumer enfin la lumière. C’est probablement pour cette raison qu’un bon professionnel doit réellement beaucoup apprendre et posséder plusieurs diplômes. Lorsque j’avais environ vingt-deux ans, un homme incroyablement intelligent, très connu dans son milieu, financier de renom, juriste et avocat, a donné cette direction à toute ma vie. Il possédait un nombre impressionnant de diplômes et, chaque année, il en ajoutait de nouveaux. Je lui demandais : « Mon Dieu, pourquoi continuer à les multiplier ? » Il me répondait : « Alesia, tu comprendras un jour. Pour devenir une bonne avocate et gagner des affaires, tu dois connaître le plus grand nombre possible de matières. Ce n’est que grâce à cette connaissance que tu pourras réunir des éléments de preuve solides et comprendre véritablement la situation. » Et j’ai compris. Le droit et la psychologie constituent les fondements de notre monde, parce que presque tout y repose sur des documents, sur le psychisme et sur le comportement des personnes. Chacun élargit ensuite ses connaissances en fonction de ses intérêts, de sa pratique et du domaine qui devient essentiel pour lui. C’est précisément pour cette raison que j’ai décidé de vous parler de notre méthode. Peut-être que certains d’entre vous sentiront, eux aussi, qu’une seule discipline ne leur suffit plus, auront envie de découvrir quelque chose de nouveau ou comprendront quelles connaissances leur manquent aujourd’hui. Apprendre est indispensable pour avancer. Si vous étiez hier juriste, psychologue, dirigeant ou entrepreneur, cela ne signifie pas que vous devez rester éternellement le même professionnel sans jamais transformer votre pratique. Un véritable professionnel évolue avec sa méthode.